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Agression sexuelle, un nouveau scandale chez Air France

Un nouveau scandale frappe la compagnie aérienne française Air France. 
En effet, des hôtesses de l’air d’Air France affirment avoir été victimes d’agressions et de harcèlement sexuel de la part de pilotes et de responsables hiérarchiques. Elles dénoncent l’omerta au sein de la compagnie aérienne.

  Lucie, une des hôtesses de l’Air a apporté des témoignages

“c’était lors d’un vol long-courrier entre Paris et New York. Elle raconte qu’elle était à l’arrière de l’avion, dans l’espace réservé au personnel navigant, quand le chef de cabine l’aurait rejointe.

Et Lucie n’est pas la seule à témoigner. Plusieurs hôtesses ont apporté des témoignages. Pour l’une d’entre elles, Stéphanie, les faits présumés sont récents. Ils datent du 5 décembre dernier. Elle est en escale à Madrid, avec un steward, le pilote et son copilote. Elle assure qu’elle ne connaît aucun d’entre eux. Ils décident d’aller dîner. Et toute la soirée, elle aurait subi ce qu’elle qualifie de “viol verbalisé”.

Déposer plainte contre les agresseurs

Deux jours après l’agression, accompagnée de son collègue steward qui a confirmé sa version des faits, comme on a pu le constater en lisant les deux témoignages concordants, Stéphanie a prévenu sa direction. Mais la plupart de ses collègues ont tenté de la décourager. “J’ai des collègues qui me disent : ‘Tu devrais faire attention. En déposant plainte contre des pilotes, tu fais une croix sur ta carrière. Ils sont extrêmement puissants, leurs syndicats aussi’. Par contre, les jeunes hôtesses, les nouvelles arrivées, me soutiennent bien plus que les anciennes. Il doit y avoir une omerta à Air France”, estime Stéphanie.

“CE SONT LES PILOTES QUI DEVRAIENT ÊTRE SANCTIONNÉS, PAS LES HÔTESSES”

Stéphanie a pris un avocat pour se défendre, face à la compagnie mais aussi en justice. Elle a porté plainte pour harcèlement sexuel. Le médecin légiste a prononcé 14 jours d’ITT.  Une confrontation devait avoir lieu, mais elle a finalement été annulée sans explication et la plainte a été classée sans suite par le parquet de Bobigny. L’avocat de Stéphanie, Me Lionel Montagné, demande à la justice de rouvrir le dossier.

De son côté, Air France a bien mis en place une procédure pour “protéger” Stéphanie, la procédure “no fly” (une attestation que Stéphanie peut présenter pour ne pas avoir à voler avec ceux qu’elle qualifie d’agresseurs), mais pour son avocat, c’est une double peine pour Stéphanie.

“Air France prétend mettre en place des process pour protéger et sensibiliser. Mais avec la procédure ‘no fly’, c’est à la victime qu’on dit de ne pas travailler, d’aller voir ailleurs, si elle a un contact avec l’harceleur. Ce sont les pilotes qui devraient être sanctionnés, pas les hôtesses”, estime Me Lionel Montagné.

AIR FRANCE NE COMMUNIQUE PAS LE NOMBRE DE SIGNALEMENTS

Que répond Air France face à ces accusations ? Au siège de la compagnie, où est affichée justement en ce moment une fresque géante contre le harcèlement sexuel en plein cœur du bâtiment des personnels navigants, on a interrogé Valérie Molénat, la directrice en charge de ces questions chez Air France, sur le cas le plus récent, celui de Stéphanie.

“Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, les témoignages étaient extrêmement contradictoires, assure-t-elle. On est en train de regarder, on a écouté toutes les parties prenantes. Effectivement, ce genre de propos, c’est intolérable, ça ne doit pas exister. (…) On espère qu’elle va poursuivre son activité. Ce qu’on lui garantit, c’est que pour un prochain vol, l’équipage soit constitué de telle sorte qu’elle ne se retrouve pas avec ses agresseurs.” Pour Valérie Molénat, “il faut suffisamment de preuves, des faits très lourds, pour être licencié”. “Pour l’instant, ce n’est pas suffisamment grave”, explique-t-elle.

Air France ne communique pas le nombre de signalements sur ces sujets d’agressions ou de harcèlement sexuel.

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